Jardin 08
> Mission : Etude et réalisation d'un jardin de ville de 150 m2
> Maîtrise d'ouvrage : Jeannine et Philippe M.
> Localisation : Bordeaux
> Réalisation : Mars-Avril 2009
Le jardin en octobre 2010, soit un an et demi après la plantation
Diviser pour agrandir
Ce jardin de taille modeste n’est pas minuscule, loin de là. Cependant aujourd’hui, le fait qu’il soit donné à
voir en un seul regard met l’espace à nu et le rend plus petit qu’il ne l’est.
Le premier principe est d’enrichir l’espace du jardin en le décomposant en plusieurs parties, ou
séquences.
Ces différentes parties n’étant pas immédiatement perseptibles depuis le point d’entrée.
Cela permet d’introduire la notion de parcours et donc de démultiplier l’espace du jardin. Pour voir l’ensemble du jardin il faudra désormais y marcher, s’y promener.
Ce n’est plus le jardin qui vient à vous mais vous qui venez au jardin. D’ailleurs il n’y a plus un seul jardin mais plusieurs.
Cela permet d’introduire la notion de parcours et donc de démultiplier l’espace du jardin. Pour voir l’ensemble du jardin il faudra désormais y marcher, s’y promener.
Ce n’est plus le jardin qui vient à vous mais vous qui venez au jardin. D’ailleurs il n’y a plus un seul jardin mais plusieurs.
Palette végétale partielle
Vue depuis l'entrée du jardin qui correspont au sous-sol de la
maison
La découverte par le parcours
La démultiplication de l’espace est permise par l’introduction de volumes végétaux qui empêchent le regard de percer le jardin de part en part.
La démultiplication de l’espace est permise par l’introduction de volumes végétaux qui empêchent le regard de percer le jardin de part en part.
Impossible de voir la fontaine, située contre le mur du fond, depuis la terrasse, le bosquet de bambous
arrête la vue mais le bruit de l’eau indique sa présence. L’étroitesse du seuil et les pas japonais indiquent la marche à suivre.
Il faut contourner les obstacles pour découvrir. On devine l’existence de la fontaine par le son, on devine la profondeur sans véritablement pouvoir l’évaluer, ce qui, l’imagination aidant, agrandit l’impression d’espace du jardin.
Il faut contourner les obstacles pour découvrir. On devine l’existence de la fontaine par le son, on devine la profondeur sans véritablement pouvoir l’évaluer, ce qui, l’imagination aidant, agrandit l’impression d’espace du jardin.
Vue depuis la fontaine.
Plan du jardin
Un contraste végétal
Le jardin autour de la terrasse est lumineux, on y trouve beaucoup de graminées qui par la
légèreté de leur feuillage et les variations subtiles de couleur composent des volumes mouvants, qui jouent et reflétent les différentes lumières en fonction de la saison et de
l’heure.
La partie de la fontaine, dans le fond, dévoile une ambiance plus intime et sombre, les arbustes taillés en boules composent une scène volontairement immobile, seul le bruit régulier de la fontaine rythme ce calme.
La partie de la fontaine, dans le fond, dévoile une ambiance plus intime et sombre, les arbustes taillés en boules composent une scène volontairement immobile, seul le bruit régulier de la fontaine rythme ce calme.
Il n’y a pas d’herbe mais de la mousse tapisse le sol ombragé.
Pour passer d’une ambiance à l’autre il y a ce seuil matérialisé par deux grosses pierres plates entourées de galets sur champ. Ce passage étroit entre un bambous noir et un arbre nuage indique que le jardin change.
Pour passer d’une ambiance à l’autre il y a ce seuil matérialisé par deux grosses pierres plates entourées de galets sur champ. Ce passage étroit entre un bambous noir et un arbre nuage indique que le jardin change.
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